dimanche 6 décembre 2009

arrivée au Sénégal

Bonjour à tous,
Je suis revenue il y a 3 jours d'un voyage au Sénégal, mon premier sur le continent africain. Je n'ai pas pu, comme à mon habitude, mettre mes articles en ligne au fur et à mesure des jours passés car je n'avais pas pris mon ordinateur. Aujourd'hui, nous sommes dimanche et je suis à la maison devant mon ordinateur, j'ai tout mon temps pour vous raconter tout ça !

Il semble que mes voyages démarrent toujours difficilement : à l'aéroport de Toulouse, une hôtesse m'envoie à un guichet pour vérifier les formalités et en particulier le vaccin de la fièvre jaune. Aïe ! Je viens de commencer un cycle de vaccins, DTP, typhoïde, mais je n'ai pas encore fait celui de la fièvre jaune. J'évite donc soigneusement le guichet indiqué et... tout va bien !!!
Puis vol pour Paris dans des conditions météo pour le moins agitées... beurk !!!

Le dépaysement sénégalais commence dès la porte d'embarquement à Roissy : une odeur d'épices entoure déjà les voyageurs, certains portent de magnifiques boubous colorés, les hommes autant que les femmes.
Le voyage pour Dakar a été un peu pénible car j'étais entourée d'un groupe de Lillois peu discrets... On se serait un peu cru dans "Les Ch'tis"...

Arrivée à Dakar à 22h. Il fait chaud. L'aéroport est noir de monde et plein de monde noir. Il y a des Noirs partout ! C'est drôle : quand j'arrive en Chine, je suis toujours frappée par le grand nombre de Chinois. Même impression ici, mais à propos des Noirs !
Mais quelle différence : les Chinois sont petits, pas franchement beaux. Les Sénégalais sont grands, forts et musclés, vraiment beaux !
Je suis attendue par Charlotte, une étudiante de Purpan qui est au Sénégal depuis plusieurs mois. Elle me servira de guide tout au long de ce séjour.

Le lendemain, mardi matin, je me suis levée tôt et je me suis installée sur la terrasse de la coursive qui longeait les chambres. Je voulais "sentir" la ville.
Devant moi, de grands immeubles voisinent avec des bicoques où le linge pend aux fenêtres.



Entre 2 bâtiments, je vois passer des carrioles tirées par des ânes, des enfants en blouse bleue qui vont à l'école, un vieux monsieur en boubou orange vif, un homme qui pousse une charrette à bras. Au-dessus de nous, planent des rapaces dans un ciel bleu turquoise limpide. J'entends les bruits de la ville, léger brouhaha à cette heure matinale, peu de klaxons, des enfants qui crient, un coq qui chante et un mouton qui bêle. Tout d'un coup, l'appel à la prière qui sort des haut-parleurs me fait sursauter. L'air est frais et pur.

Petit-déjeuner à la française (mon seul luxe indispensable quand je voyage), taxi, réunion de travail. Il reste plusieurs heures à tuer en attendant le bateau qui nous conduira en Casamance.
Charlotte nous emmène sur la Corniche dans un joli café-restaurant en bord de plage. Il fait chaud mais une petite brise souffle délicatement. Charlotte et moi faisons connaissance. On est bien !



Premier repas sénégalais : un yassa de crevettes. Plat local avec beaucoup d'oignons, servi avec du riz. Délicieux ! Balade dans les rues qui sont envahies de moutons. Samedi, c'est la Tabaski (aussi connue sous le nom de Haïd) et beaucoup d'entre eux seront sacrifiés.



Nouveau petit clin d'oeil pour Patricia... Royal Canin est vraiment universel !!!


Au port, nos billets et nos passeports sont contrôlés un nombre incroyable de fois. Nous montons enfin sur le grand paquebot.



Petit imbroglio : 2 cabines différentes nous sont attribuées. Charlotte et moi essayons d'en changer de manière à être ensemble, mais c'est un peu compliqué... Une dame un peu âgée est déjà dans la place. Elle s'est installée sur la couchette du bas, a enlevé le haut de son vêtement, dévoilant sa grosse poitrine encore plus noire au milieu de tous ses jupons bien blancs. Elle a gardé sa coiffe colorée, ses yeux sont cernés de khôl, ses doigts sont teints en orange et portent d'énormes bagues en or. Elle a l'air majestueux d'une reine.

La nuit s'est passée calmement et je me suis levée tôt pour regarder le soleil se lever, juste au moment où le bateau quitte l'Océan pour entrer dans l'embouchure du fleuve Casamance.





Nous sommes arrivées à Ziguinchor vers 10h. Débarquement. L'agence de location de la voiture vient nous attendre et nous devons patienter 1 heure ou 2 pour que François vienne nous rejoindre et que nous puissions aller à Binako, le lieu où il fait son stage avec Fabien. En attendant, nous allons visiter l'Alliance Française de Ziguinchor, tout à fait particulière.



Avant de partir pour Binako, nous allons faire le marché avec François.













Petite phrase notée sur la porte de l'agende de location de la voiture, qui résume assez bien la philosphie sénégalaise...

jeudi 19 novembre 2009

Voilà déjà une semaine que je suis rentrée en France. Mais une montagne de travail m'attendait, je n'ai pas eu le temps de mettre en ligne cet article que j'avais pourtant écrit avant même de revenir à Toulouse, jeudi dernier. Je le publie tel quel :


Et me voilà sur le chemin du retour ! Je suis à l’aéroport de Beijing, mon avion décolle dans 1 heure.
Ce matin, la neige n’avait pas encore fondu qu’il a recommencé à neiger. Il fait froid mais ce n’est pas déplaisant : c’est un froid très sec. Pour peu que vous soyez bien couvert, vous vous sentez bien.







Hier, après mes rendez-vous à la Beijing Agricultural University, comme il n’était que 15h, j’ai décidé de faire un peu de tourisme. Pas trop longtemps car j’avais un autre rendez-vous professionnel à 18, mais… Je suis donc allée aux Tours du tambour et de la cloche. Dans beaucoup de villes anciennes, on peut trouver ces 2 tours. Celle de Xi’an, par exemple, je vous en ai déjà montré des photos en mars dernier. A Nanjing, il y a un très grand carrefour circulaire avec l’une des tours au milieu, ainsi qu’une très ancienne maison de thé.





Donc, cette tour, à Beijing, est immense. On rentre dans une cour légèrement inclinée, un peu comme un parvis d’église, et on monte à l’étage par un escalier. Ca, on pouvait s’en douter. Mais quand je me suis trouvée en bas de l’escalier, j’ai été soufflée ! Une suite de marches avec une pente particulièrement prononcée. Impressionnant ! Je les ai comptées, il y en a seulement une quarantaine. Vous me direz, ce n’est pas beaucoup ; guère plus que 2 étages de nos immeubles modernes ! La différence, c’est que chaque marche fait environ 40 cm de haut… Je suis arrivée en haut épuisée !!! Mais cela valait la peine : sur la coursive extérieure, une magnifique vue de Beijing sous la neige.





A l’intérieur, d’énormes tambours font face à une clepsydre en bronze. Une clepsydre, c’est l’ancêtre de l’horloge : l’écoulement de l’eau d’un bac vers un autre sert à mesurer le temps de manière extrêmement précise. A gauche, vous pouvez voir un petit personnage qui marque les unités avec une paire de cymbales (je dis unité car il ne s’agit ni de minutes ni de secondes, c’est une unité uniquement chinoise, je dirais… une dizaine de minutes environ). Les tambours servaient à donner l’heure exacte à toute la ville.





Puis je me suis promenée au hasard des rues. Je suis entrée dans des hutongs, ces quartiers très anciens et très caractéristiques de Beijing. Le gouvernement en a fait démolir beaucoup pour la modernisation de la ville à l’occasion des Jeux Olympiques. Ce qui est dommage car il s’agit un peu de l’âme de la ville, même s’il faut reconnaître que certains sont à la limite de l’insalubrité. Le soleil n’atteint jamais les intérieurs, par exemple ! Mais il y a encore beaucoup de hutongs dans certaines parties de Beijing. Des pâtés de maisons imbriquées les unes dans les autres, séparées par de minuscules ruelles où l’on peut tout juste se croiser, même à pied. Toutes du même gris ardoise, toutes de la même architecture. En revanche, beaucoup de portes sont très belles.









En rejoignant les rues « normales », je suis entrée dans un supermarché. Un vrai supermarché, un pour les Chinois. Il faut que je vous dise que j’aime particulièrement les supermarchés. Pourquoi ? Et bien, c’est un condensé de la vraie vie ! On y trouve les produits que les locaux utilisent vraiment au quotidien. Et non pas les objets aseptisés ou créés spécialement pour les touristes que l’on trouve dans les grands hôtels. C’est très instructif sur la façon de vivre des gens, très intéressant.
Vu comment les gens me regardaient, je pense que jamais aucun Occidental n’était jamais entré dans ce supermarché : étonnés mais bienveillants ; de gentils sourires et une volonté de faire attention à moi pour que je me sente bien. J’ai voulu acheter une paire de bottines fourrées (en plus, les prix défient toute concurrence : 150 RMB, c’est-à-dire environ 15 €). Pour que je puisse m’asseoir et les essayer, la petite vendeuse a fait du vide derrière son étal. Les autres clientes, elles, essayaient leurs chaussures debout. L’une m’a tenu mon sac, l’autre a pris mon manteau, qui m’encombraient. J’ai aussi trouvé du papier à calligraphie ; c’est une espèce de papier brut, un peu comme du papier craft, mais dont la fibre est apparente car peu raffinée. Ca m’a coûté 50 centimes d’euros pour une vingtaine de feuilles de taille A3. Parfois, je m’entraîne à écrire des caractères chinois à l’encre de chine et au pinceau. Evidemment, je ne comprends pas ce que j’écris mais ce n’est pas important ; ce qui l’est, c’est de maîtriser son mouvement et la quantité d’encre contenue dans les soies du pinceau. Le geste est particulièrement beau et relaxant.
Voilà ! Dans quelques heures, je serai de retour à Toulouse. Comme toujours, je suis heureuse quand je pars et je suis heureuse quand je rentre. Je vais retrouver mes enfants et leur donner tous les petits cadeaux que je leur ai ramenés. Du bonheur pour tous !
Comme je vous l’ai déjà dit, le 23, je pars pour 10 jours au Sénégal. Je ne vais pas emporter mon ordinateur, mais je noterai tout de même ce qui me semble intéressant. Je ferai des photos, comme d’habitude, et je mettrai tout ça en ligne à mon retour, au début décembre. Si vous êtes curieux d’un premier voyage en Afrique, n’hésitez pas à venir faire un tour sur ce blog, vous êtes les bienvenus ! A très bientôt !

dimanche 8 novembre 2009

L'océan Pacifique

Juste quelques photos pour raconter notre belle journée d'aujourd'hui.
Nous avons encore pris le taxi pour la journée et nous sommes allées à Jiaosi, petite ville sur la côte est, face à l'océan Pacifique.
Ce matin, les chutes d'eau, puis la balade dans la petite ville, suivie d'une visite au musée des arts traditionnels. Pour finir, un bain dans les fameuses sources d'eau chaude.

En marchant vers les chutes.


Du haut de la montagne, tout à côté des chutes (et près d'une chapelle qui célèbre la Vierge Marie qui serait apparue là), on voit l'océan Pacifique au loin.


Notre déjeuner : à l'angle de 2 rues, une petite dame devant un gril vous prépare des fruits de mer. Délicieux !


Il y a 15 jours, il y a eu de violentes pluies et toute la région a été inondée. Voilà les rizières après vidange des parcelles.


Un des innombrables temples. Il y en a à tous les coins de rue. Le chauffeur nous a même dit que c'était la ville dans laquelle il y a le plus grand nombre de temples pour tout Taiwan.


Nous avons assité à une cérémonie bouddhique. Voilà la table des offrandes : des fruits, des fleurs et du papier monnaie.


Les fidèles dansent devant l'autel en agitant leur papier monnaie, puis ils vont le brûler dans une espèce de four, sur le côté du temple.





Retour à la civilisation moderne. Ce soir, nous sommes allées au centre de Taipei. Voici le 101 (prononcer le one o one), c'est-à-dire l'un des plus hauts buildings de Taipei (101 étage).


C'est probablement le dernier article pour ce voyage car je pars demain pour Beijing et en Chine, on n'a pas accès au blog. Fin novembre, j'irai au Sénégal, je vous raconterai !

samedi 7 novembre 2009

Tourisme à Taiwan

Tout d'abord, je dois vous dire que mon amie hongkongaise, Helen, est venue me rejoindre à Taipei vendredi soir. Nous sommes allées manger dans un petit restaurant pas très loin de l'hôtel (elle m'a fait goûter des "bouches de poulpe", je ne suis pas absolument sûre de ce que c'était, et je n'y tiens pas trop, d'ailleurs. C'était simplement bon, même si c'était quand même assez relevé. Puis nous avons opté pour un massage : 30 mn de massage des pieds puis 40mn pour le reste du corps. Un peu douloureux sur le moment, mais une fois dehors, je me suis sentie toute neuve. Il était minuit passé(la boutique est ouverte 24h sur 24, 365 jours par an) et j'ai dormi comme un bébé !

Samedi.
J'aurais bien un millier de choses à vous raconter après cette magnifique journée de visite du nord de l'île de Taiwan !
Nous avons loué un taxi pour la journée et il nous a emmenées au nord de Taipei. Je ne vais pas beaucoup écrire, je voudrais surtout vous faire profiter des magnifiques photos que j'ai ramenées.

Par le plus grand des hasards, nous sommes passées dans un village au moment de la sortie des dieux. C'était leur anniversaire, paraît-il. En fait, je les trouve un peu effrayants !






Nous sommes allées à Jioufen, une petite ville assez touristique, il faut bien le dire. Encore un magnifique temple. Une chose m'a frappée : à Taiwan, je trouve qu'il y a assez peu de couleurs, sauf en ce qui concerne les temples.





Dans ce temple, j'ai vu cette femme, dans la position du lotus, très recueillie. J'ai trouvé qu'elle faisait une belle image. Je suis restée assez longtemps à l'observer avant de prendre la photo. Je ne crois pas que vous puissiez jamais deviner ce qu'elle faisait : au bout de quelques minutes, elle prenanit la boîte que vous voyez à sa gauche et... elle crachait dedans. Et de temps en temps, un long et sonore rot sortait de sa jolie bouche. Impressionnant !



Les bas-reliefs, ça sert à tout, même à accrocher son casque de scooter !




Toutes ces petites maisons que vous voyez là, non, ce ne sont pas des maisons. Ce sont des mausolées. Chacune contient une tombe et l'on y vient en famille pour dîner sur la tombe du mort et papoter avec lui...
Pour l'anecdote, Helen n'a pas voulu prendre de photo de cet endroit de peur d'emporter avec elle l'image d'un fantôme qui profiterait de l'occasion pour se faire la belle.


A Jioufen, nous avons mangé des trucs un peu bizarres : par exemple, des morceaux de bulot,des croupions de poulet, des gésiers de canard, ... Sur la photo, vous pouvez aussi voir des langues + oesophages de canard, des pavés de sang (de canard, de porc ou de poulet), des intestins de poulet, ...mais ça, j'ai refusé catégoriquement d'en manger !


Vue sur les montagnes depuis Jioufen.


Autrefois, cette ville a été une importante zone de mines d'or. On peut y voir un musée (avec la magnifique maison que s'est fait construire le prince japonais qui régnait sur la place). Aujourd'hui, les mines sont épuisées mais il reste dans la rivière de minuscules paillettes d'or qui ont coloré à jamais les rochers qui occupent son lit.


Nous sommes descendues jusqu'à la mer; le rivage a été façonné par le vent et les embruns. C'est très beau ! C'est Helen qui vous salue depuis les rochers.



Le soir, nous sommes allées au marché de nuit. Incroyable !!! Un bruit, un mouvement, une foule... indescriptible ! Nous avons à nouveau mangé tout un tas de trucs bizarres. Bons dans l'ensemble, mais je dois dire que tout est plus ou moins sucré. Ce n'est pas tout à fait de mon goût !
J'ai quand même vu un autre truc bizarre. Qui ne se mange pas, mais bizarre quand même : un caniche en jeans...